Corrèze - Creuse - Haute-Vienne Syndicat des personnels administratifs, ITRF et des Bibliothèques de l'Education Nationale, de
l'Enseignement Supérieur et de la Culture.
Déclaration du SNASUB-FSU au Comité
Technique Paritaire Ministériel du 1° octobre
"Vous nous présentez aujourd’hui la mise en place de la Prime de Fonction et de Résultat ; le
SNASUB-FSU tient à rappeler à cette occasion sa position sur la P.F.R
L’année 2009 connaît des évolutions importantes en matière de primes et régimes indemnitaires : Mise en place de la Prime de Fonctions et de
Résultats (PFR), Hausse relative des crédits indemnitaires alors
que les salaires indiciaires restent bloqués, avec la précarisation qui en découle (effet sur les congés maladie, retraites…). Un aspect positif : l’attribution
d’indemnités pour les personnels logés non bénéficiaires jusqu’ici.
Le SNASUB- FSU dénonce : La progression du régime indemnitaire « en échange » des suppressions de postes dans l’Education nationale et la fonction
publique 500 postes en 2009 600 prévues en 2010 . La volonté du ministère de l’enseignement supérieur de privilégier cette année une seule filière parmi les 3 filières
BIATOS L’individualisation des rémunérations et la remise en cause du principe de séparation du grade et de l’emploi qu’introduit notamment la
mise en place de la PFR et la modulation indemnitaire dans les services et les établissements ; la réforme de l’évaluation avait déjà posé les bases de cette mise en concurrence des
collègues La cotation des postes qui vise à comparer et diviser
les agents d’un même corps, à profiler les postes et remet en cause le droit au mouvement dans un même corps.
A l’opposé d’une telle politique, le SNASUB-FSU
revendique : La hausse de la valeur du point d’indice pour tous, le rattrapage du pouvoir d’achat et la requalification des emplois, Sur ce point
nous n’acceptons pas que la P.F.R ne concerne - La revalorisation des primes et indemnités de toutes les filières BIATOS par alignement sur les régimes les plus favorables de la
fonction publique d’Etat, préalable à leur intégration dans le salaire indiciaire, Des montants indemnitaires identiques à corps ou grades équivalents, L’octroi de primes équivalentes aux contractuels, La défense des indemnités spécifiques justifiées, statutaires ou fonctionnelles.
Nous nous prononçons : Pour la transparence sur les taux versés et le
nombre de personnes concernées, Contre des coefficients différents à
l’intérieur d’un corps selon le type de poste ;
Le SNASUB-FSU oppose à cette cotation la nécessaire requalification statutaire des emplois au regard des
missions Contre la modulation individuelle au
« mérite », Contre l’injustice de certaines retenues
(maladie, maternité , accident du travail…), Pour l’harmonisation entre filières par le
haut ; aucun corps ne doit se retrouver en dessous des taux académiques ou nationaux.
Concernant plus spécifiquement la PFR, après la publication des circulaires ministérielles, le SNASUB-FSU
rappelle son opposition de principe à sa mise en place. Il exige la garantie de maintien des volumes indemnitaires antérieurs et la transparence sur la cartographie des emplois."
CAPN DU 30 JUIN 2009 DECLARATION PREALABLE DU SNASUB/FSU
La CAPN de ce jour permet de dresser un bilan de l’année écoulée.
Force est de constater que l’année a été difficile aussi bien à la Centrale que dans les services déconcentrés
et les établissements.
En CAPN, les débats sont feutrés, avec toute la courtoisie adéquate. Pourtant dans les académies, les collègues
sont en colère, désespérés des mesures qui les frappent ou les menacent. C’est cette colère que nous souhaitons porter ici
.
A la Centrale, le déménagement a été une opération compliquée qui a occasionné des difficultés de
fonctionnement pour les services. Ainsi le bureau chargé des mutations a éprouvé des problèmes : retard dans la transmission des documents, difficultés pour joindre le service.
Cette CAPN en est une nouvelle illustration : documents transmis 5 jours avant seulement, modifications
dans les mutations présentées à la CAPN du 19 mars 2009 sans tenir compte des listes complémentaires…
Au-delà des aléas de fonctionnement que nous comprenons et de notre volonté de ne pas incriminer nos collègues
qui exercent dans ce service, il est important pour les représentants du personnel d’avoir des réponses aux questions que nous posons et une possibilité de pouvoir joindre le bureau de gestion.
Cela est essentiel pour que chacun puisse jouer son rôle.
Dans les services déconcentrés, les collègues apprennent brutalement la fermeture de leur Inspection académique
sans même-que les représentants du personnel aient été consultés ou informés. Même chose pour les CREPS dont 9 vont fermer prochainement. Les restructurations de service vont bon train avec des
primes de départ, des indemnités de restructuration et autre cellule de reclassement.
Le SNASUB rejette ces décisions et se tient aux côtés des personnels pour les aider et les
défendre.
La « réforme » de la carte comptable va dans le même sens. Certains qualifient la circulaire de
juin 2008 de « bon texte » ! Pour nous il s’agit d’un mauvais texte qui est une réponse maladroite et inopportune au très contestable rapport de la cour des comptes. D’ailleurs au
séminaire national de l’AJI, un magistrat de cette instance ayant participé audit rapport a reconnu qu’entre 6 et 8% des agences comptables posent problème. Notre collègue prenant la parole
a sa suite avait brillamment conclu « tout çà pour çà ?! ».
En effet, tout est mis par terre. Souvent à la hussarde, sans tenir compte des situations personnelles des
agents, les cartes comptables sont modifiées et charcutées.
Dans les académies, le SNASUB parfois seul, parfois avec d’autres syndicats (comme à Rennes, Toulouse, en
Corse) a pu imposer des règles favorables aux collègues comme le maintien du salaire sur 3 ans après la perte des agences comptables. Mais partout cette « réforme » s’avère être une
catastrophe contre laquelle le SNASUB avec les collègues ne cessera de se battre.
Voilà, au terme de cette déclaration, nous espérons que les préoccupations des personnels, les inquiétudes et
la colère des collègues auront été entendues.
Les Commissaires paritaires nationaux des Attachés et Attachés principaux
La FSU appelle l’ensemble des personnels de la Fonction publique à tout faire pour assurer la réussite de la journée d’action du 13 juin.
La FSU appelle l’ensemble des personnels de la Fonction publique à tout faire pour assurer la réussite de
la journée d’action du 13 juin en participant massivement aux manifestations unitaires dans toute la France rassemblant salariés du privé et du public, retraités, jeunes.. : il s’agit de
mettre patronat et gouvernement devant leurs responsabilités en exigeant des réponses urgentes sur un certain nombre de points prioritaires, depuis l’augmentation du SMIC et des minima
sociaux à un plan pour l’emploi des jeunes en passant par l’abandon des suppressions de postes dans la fonction publique ou celui de la défiscalisation des HS et du bouclier
fiscal.
Mais à un moment où le gouvernement entend faire passer en force le projet de loi mobilité dans la Fonction
Publique en profitant de l’été (passage en commission prévu le 17 juin), où il affirme sa volonté d’aller plus loin dans les suppressions de postes avec l’objectif de 38000 emplois supprimés,
où la RGPP poursuit la casse des services publics, où vont s’ouvrir des négociations salariales mais où la seule perspective semble être des mesures d’intéressement collectif, où il maintient
l’essentiel d’un projet de réforme qui remet en cause la formation professionnelle des enseignants, ce doit être une occasion d’agir contre les projets gouvernementaux et pour nos
revendications.
La FSU affirme sa détermination à tout faire dans la Fonction Publique pour que l’intersyndicale s’oppose
efficacement aux suppressions massives de postes et à la loi mobilité.
Au niveau de l’unitaire interprofessionnelle, elle proposera de construire les mobilisations permettant
d’obtenir satisfaction.
Texte adopté par le BDFN du 8 juin 2009 (pour 26 contre 4 abs 1)
NB : 38 000 postes de fonctionnaires dont 17 000 dans
l'Education Nationale seraient supprimés selon le budget 2010, après 13 500 en 2009 et 30 000 depuis 2003 dans notre ministère...
Manifestations :
Creuse : Guéret 10 h Préfecture Corrèze : Tulle 10 h Rond point de Souilhac Haute-Vienne : Limoges 10 h place de la République